Beaugency Hunyuan Qigong & Qitraining

Beaugency Hunyuan Qigong & Qitraining

Travail du Relachement.

 




Ecrit par Luchun,  texte paru dans ‘Collection d’articles, 1er Meeting International du Hunyuan taiji quan’,  en janvier 2007 à Beijing. Traduit  par LAC Le-My, 12 Déc 2012.


Les pratiquants du Tuishou, poussée de mains, sont conscients de l’importance de ressentir le point d’impact, appelé ‘ Dian’ en chinois, chez le partenaire. Beaucoup de mes camarades s’appliquent dans cette recherche. Comme les conditions ne sont pas remplies, leur recherche reste souvent vaine.
Selon mon expérience, pour fixer exactement le point de contact, il est nécessaire de relever le niveau de relâchement, appelé ‘song’ en chinois, à travers les entraînements en Hunyuan Gong (travail interne)  et en Quan (taolu ou la forme).

I.  Le relâchement est la première condition pour capter le point d’impact

1. Relâcher rend le toucher sensible

Relâcher augmente la sensibilité tactile. Imaginons que nous fermons nos yeux et utilisons uniquement les mains au contact d’un objet. Si les mains sont relâchées, nous pourrons détecter la moindre déformation de la zone de contact. Les extrémités de l’influx nerveux pourront transmettre fidèlement les informations qui permettront au cerveau de bâtir un jugement adéquat sur l’objet en question.
Quand nous touchons les matières telles que la soie ou le velours, tout naturellement, nos mains sont souples et douces, et ne sont pas figées.
 Si nous gardons les mains et les doigts rigides, il est certain que nous passons à côté d’un détail et du petit changement au point de contact.

2. Relâcher aide à garder une pression et un frottement adéquats au point de contact.

Nous devons exercer une pression adéquate sur les doigts et la paume en contact avec le partenaire : avec une pression trop forte, nous serons incapables de capter les changements infimes chez le partenaire, par contre, ce sera lui qui va recevoir ces informations ; avec une pression trop légère, nous ne pourrons pas non plus diagnostiquer ce qui se passe en profondeur chez lui, et de plus, en le quittant, nous n’aurons pas toutes les informations concernant notre partenaire. Les caractéristiques de souplesse et de velouté de nos doigts et de nos mains ne seront mises en valeur que s’ils sont relâchés. Ils seront capables de détecter le changement chez le partenaire et apportent l’ajustement sur leur placement et sur leur pression. En utilisant les principes « Adhérer – Coller – Relier – Suivre », les doigts et les mains jouent leur rôle de sentinelle. Toutes les informations sur le centre de gravité, les forces internes et même les intentions du partenaire doivent être collectées en continu et véhiculées jusqu’au cerveau à travers ces éléments ‘guetteurs ‘(les mains et les doigts).
Être relâché est la condition indispensable pour améliorer la capacité de perception, aussi appelée capacité ‘d’écoute’, ‘ting jing’ en Taiji quan. Si l’on n’est pas relâché, il sera impossible de bien capter les informations. Un expert en Tuishou peut faire l’expérience de garder exprès son corps tendu pendant le travail de poussée de main : il s’apercevra que son écoute deviendra moins bonne, baissant ainsi la qualité de son Tuishou.
Bien entendu, le relâchement concerne tout le corps et ne s’arrête pas uniquement au niveau des membres supérieurs.

II. Critères pour jauger  le travail de relâchement

Comment peut-on savoir si l’on est relâché ou non ? Sur ce sujet, les pratiquants restent souvent perplexes. En effet, le travail de relâchement n’est pas quantifiable. Mais, à un certain degré de relâchement, les différentes sensations vont apparaître. Et inversement, certaines sensations peuvent nous aider à améliorer notre travail de relâchement. Voici quelques-unes de ces perceptions concernant le relâchement que je veux partager avec le lecteur :

1. La sensation de bien-être.

Pendant l’entraînement de la forme ou le Tuishou, quand le relâchement atteint un bon degré, nous sentons un certain bien-être. Ce bien-être est différent du confort d’être reposé sur un sofa, différent de la sensation de détente lors d’une séance de thé ; il est aussi différent du contentement ressenti quand on admire un beau tableau ou devant un joli paysage. Cette sensation de bien-être n’apparait qu’après avoir éliminé les tensions accumulées et les durcissements musculaires. Elle va de l’intérieur vers l’extérieur, d’une manière globale.

 

2. La sensation de ’poids’

Pendant l’entraînement de la forme ou le Tuishou, quand le relâchement atteint un bon degré, nous sentons un certain ‘poids’. Ce poids peut être senti sur tout le corps. Dès la naissance, la force d’attraction terrestre n’a cessé d’agir sur nous. Etant né et vivant avec cette attraction terrestre, notre corps s’en est adapté et ignore son propre poids. Quand nous arrivons à bien nous relâcher, un supra état est engendré, les sensations physiologiques sont aiguisées à l’extrême. Ce qui permet de ressentir notre propre poids.

3. La sensation du calme

Pendant l’entraînement de la forme ou le Tuishou, quand le relâchement atteint un bon degré, une sensation de sérénité envahit la personne. A ce moment, nous sommes sensibles à toutes les activités environnantes. En entrant dans un calme profond, nous pouvons capter d’infimes mouvements tout autour, comme par exemple entendre la chute d’une aiguille de pin sur le sol. Or, quand nous sommes agités, nous ne pouvons pas entendre ce bruit si fin. C’est pourquoi, le degré de calme est aussi une jauge du travail de relâchement atteint.

4. La sensation de flux (flux sanguin et énergétique)

Pendant l’entraînement de la forme ou le Tuishou, quand le relâchement atteint un bon degré, une certaine sensation de fluidité transparaît. Quand on obtient une bonne détente musculaire et articulaire, l’obstruction sur la circulation sanguine et sur la fluidité énergétique est levée. Guidé par l’intention, les mouvements spiralés dynamisent tout le métabolisme fonctionnel. Par exemple, un patient atteint d’une hernie discale a ses muscles au niveau cervical bloqués provoquant une compression artérielle pour le côté du membre supérieur correspondant. Tout ce membre reste froid. C’est un exemple typique dû au non relâchement  physique, engendrant une mauvaise circulation.

5. La sensation de la globalité.

Pendant l’entraînement de la forme ou le Tuishou, quand le relâchement atteint un bon degré, une certaine sensation d’unité transparaît : On dirait que tout le corps est constitué d’une multitude de petites balles et de grandes balles qui se relient entre elles. « Dès un élément bouge, tout se met à bouger ». Ainsi, la sensibilité d’un endroit est transmis au ‘cœur’, une force exercée à un endroit va être compensée par d’autre endroit du corps, d’une manière harmonieuse. En prenant l’image d’un arbre, un adage disait : « Une branche bouge, cent branches bougent ». Il illustre parfaitement ce ‘phénomène’. Toute tension musculaire diminue la qualité de transmission des signaux. Elle influence sur la bonne coordination de la motricité. Si l’arbre est fait d’acier, il n’y aura pas ce phénomène de : « Une branche bouge, cent branches bougent ».
A part la motricité et la transmission de l’information, il y a aussi l’unité entre l’externe et l’interne. Ceci nécessite un travail de ‘globalité’ important. Il n’est pas traité dans ce texte. L’unité entre l’externe et l’interne exige une étape de travail encore plus élevée ; ce n’est pas à ce niveau qu’on peut l’expérimenter.

III. Quelques observations

1. Eviter de généraliser

Etant donné que chaque personne est différente, on ne peut pas rechercher les mêmes ressentis que son voisin : on n’a pas toutes les sensations pareilles et ce n’est pas sûr que toutes les sensations nous arrivent simultanément ! Les ressentis similaires expriment tout simplement un certain degré de relâchement, mais ce degré est très différent selon les personnes.

2. Eviter de brûler les étapes

Le relâchement est quelque chose de naturel. C’est une  indication de notre état physique et psychique. Dans la vie quotidienne, nous sommes sans cesse mis sous tension, aussi bien pour le corps que pour le mental. Ainsi, à travers de longs entrainements de la forme, du Tuishou, jusqu’aux exercices de Hunyuan Qigong, nous devons systématiquement faire ce travail de relâchement pour le rendre automatique. Cet automatisme ne s’installe que si le travail est atteint. Ce relâchement est différent que les notions de détente ou de mollesse, il est obtenu après de longs entraînements, c’est un état naturel supérieur. On dit souvent : ‘l’eau arrive quand la tuyauterie est prête’. On ne peut pas obtenir cet état naturel en brûlant les étapes ! Il faut se donner du temps pour s’entraîner au relâchement.

3. Eviter de s’entêter

Les quelques exemples cités ci-dessus montrent les traits caractéristiques de l’état de relâchement. Avec ces sensations,  c’est le signe qu’on est sur de bonne voie concernant ce sujet et cela suffit.  Il faut éviter de rechercher ces sensations à tout prix. Ces sensations t’indiquent que tu es relâché à un certain degré et c’est tout. Le chemin reste long. Il ne faut pas s’entêter dessus.

4. Essayer de doser

Toute chose a un cadre. Si le relâchement n’est pas suffisant, cela ne va pas marcher. Mais son excès ne marche pas non plus : ce n’est pas ‘plus c’est relâcher, mieux c’est’. En effet, si  l’on en fait trop, cela devient ‘non tenu’. Par exemple, en Tuishou, la posture ‘relâchée’ correspond à l’état d’observation et d’action imminente.

IV. Résumé.

Lao zi disait : « L’eau s’approche du Dao, la ‘Voie’. Elle est ‘souple’ et coule vers le bas, mais elle peut tout, perce tout. Gouttes par gouttes, elle peut percer les roches. »
Ainsi, de l’extrême souplesse, on peut aboutir à l’extrême fermeté. L’extrême fermeté est née de l’extrême souplesse. La souplesse et le relâchement en Taiji quan sont obtenus grâce d’entrainements assidus et de longues durées. A travers des exercices souples, doux, en spirale, ronds,  non figés et en coordination avec tout le corps, pour finir, on arrive à se concentrer et se relâche au point d’impact ciblé. Ce travail ciblé est le résultat de l’union entre l’intention, le Qi et la force.
En analysant les éléments sur le  Relâcher song  - Plongeant chen – Calme jing du corps et du résultat obtenu, on constate que les sensations comme paisible, serein, confortable et doux, stable et enraciné, léger et souple sont présentes. L’énergie suit l’intention pour circuler, le corps suit l’intention pour se déplacer. L’intention et le corps ne forme qu’un. Son corps vibre, son esprit tranquille, son souffle profond, une sensation de confort s’exprime par un bien-être, sans aucune pensée parasite. Les mouvements sont comme le courant d’un fleuve, en flux continu et imperturbable. En mouvement,  tout le corps y participe, comme un lièvre dans sa course,  impressionnant  comme la montagne ‘Tai shan’ (Montagne sacrée, située à l’Est, dans la province Shandong) écrasant son adversaire. En revenant au calme, on ne peut y déposer une plume, un insecte ne sait pas où poser. Tout est uni et exprime « adhérer – coller – suivre – non heurter ».
Notre entraînement au quotidien inclut tous ces éléments : le calme et le relâchement, la rondeur et le non figé des mouvements, le naturel de l’exécution. C’est à travers notre entraînement du travail interne Gong, des expériences sur le terrain que nous pouvons prendre conscience du processus suivant : du calme au relâchement, du relâchement au point d’impact.
Ainsi, il faut d’abord accomplir le travail de relâchement,  pour ensuite  saisir la notion sur le point d’impact, la cible.
Ces lignes servent simplement l’envie de partager un peu mon point de vue.



Texte traduit en français par LAC Le-My, 12 Déc 2012.


A propos de l'auteur:

Maître Luchun (né en 1960) a débuté l’apprentissage du Baji quan et des techniques du Sanda dès son jeune âge. En 1985, il a commencé à suivre l’enseignement du Grand Maître Feng Zhiqiang et est devenu son disciple en 1989.

Lui-même docteur en Médecine Traditionnelle Chinoise, Me Lu a su développer les liens entre ses connaissances sur la MTC avec son travail interne en Hunyuan Neigong et l’application martiale du Taiji quan. En combinant sa pratique du Sanda des techniques de combats et le travail de Tuishou, poussées de mains en Taijiquan, son enseignement recouvre à la fois l’interne et l’externe, la théorie et la pratique.

Gradé du 5ème Duan Wushu chinois, il assure aujourd’hui les fonctions d’instructeur du Centre Hunyuan Beijing, conférencier aux Instituts Universitaires en Chine et à Hongkong, séminariste aux USA, à Singapore, en Russie et en France.


Relaxation training and the point of impact in Tuishou

Written by Luchun. Text from the Collection of Articles of the First International Meeting of Hunyuan Taiji quan (Beijing, January 2007).


Practitioners of Tuishou (pushing hands) know how important it is to feel the point of impact (“Dian” in Chinese). Many of my colleagues are trying to achieve this, but because the necessary conditions are not fulfilled, their search is often in vain.
In my experience, to situate the point of contact precisely, you need to increase the level of relaxation (“song” in Chinese), by working on the Hunyuan Gong (internal training) and the Quan (taolu, the form). 

I. Relaxation is the first condition for understanding the point of impact.

1. Relaxation makes the sense of touch more responsive

Relaxation increases tactile sensitivity. Imagine closing your eyes and using just your hands to feel an object. If your hands are relaxed, you can understand much more about what they are touching. The extremities of the nervous system faithfully transmit information to the brain, enabling it to reach an accurate judgment about the object in question.
When we touch silk or velvet, our hands are naturally soft and relaxed rather than stiff.
If our hands and fingers are stiff, we will surely miss little details and changes at the point of contact.

2. Relaxation helps to keep pressure and friction at the point of contact.

We must keep the correct amount of pressure at the palm and fingers which are in contact with the partner. Too much pressure, and we’ll miss small changes in the partner — indeed, he will receive more information than we do. Too little pressure, and we can no longer tell what is going on deep within him, and when we disengage we won’t have all the information possible. Our hands can be supple and soft only when they are relaxed. Then, they will be able to detect changes in the partner and signal how their own placement and pressure should be adjusted. Using the principles “Stick, stay close, connect, follow”, the fingers and hands play the role of sentinel. All information about the partner’s centre of gravity, his internal forces and even his intentions must be constantly collected and transmitted to the brain by the fingers and hands, which are the body’s “lookouts”.
So to be relaxed is a crucial condition for improving one’s ability to perceive what is going on in one’s parter — this is also called “listening”, or “ting jing”, in Taijiquan. Unless one is relaxed, it’s impossible to acquire this information. A Tuishou expert can perform the experiment of deliberately keeping his body taut during push-hands: he’ll notice that his listening capacity falls off, and so the quality of his Tuishou gets worse as well.
Of course, when we talk about relaxation, we mean the relaxation of the whole body, and not just of the upper limbs.

II Criteria for judging relaxation

How can we tell if we are relaxed or not? Practitioners are often unsure about this. Of course, relaxation is not strictly quantifiable. But when a certain degree of relaxation is achieved, new sensations will be felt. And some sensations can help us improve our relaxation. Here are a few of these sensations in relaxation that I’d like to share with the reader.

1. The feeling of well-being.

When training in the form or Tuishou, when we have achieved a certain degree of relaxation, we feel a kind of well-being. This is a different feeling from the comfort of lying on a sofa, and different too from the ease of drinking tea; it’s also different from the happiness we feel when admiring a beautiful painting or landscape. No, this particular feeling of well-being only appears when we have managed to eliminate all our accumulated physical tension and hardening of the muscles. It works from the inside out, all over the body.

2. The feeling of being heavy

When training in the form or Tuishou, when we have achieved a certain degree of relaxation, we feel a certain “weight”. This weight can be felt all over the body. From the time we were born, gravity has always worked on us. Having lived with this force for ever, our body has adapted to it and forgotten about its own weight. But when we are able to relax well, we enter a new state where all our physical sensations are sharpened to the maximum. And that’s what enables us to feel our own heaviness.

3. The feeling of calm

When training in the form or Tuishou, when we have achieved a certain degree of relaxation, we are infused with a feeling of serenity. At this moment, we notice everything around us. Now we are profoundly calm, we notice the tiniest movements all around us: we can hear a pin drop. But when we’re agitated, we can’t hear such a faint noise. That’s why one’s degree of calmness is also an indicator of the level of relaxation one has achieved.

4. The sensation of flow (blood and energy flows)

When training in the form or Tuishou, when we have achieved a certain degree of relaxation, a certain feeling of fluidity appears. When our muscles and joints are properly relaxed, obstructions in the flows of blood and energy are lifted. Spiral movements, guided by the intention, energize the whole functional metabolism. For example, someone with a herniated disc of the cervical spine has a muscular blockage at that level, which compresses an artery in the upper limb on that side, so the whole arm is cold. This is a typical example of how a lack of physical relaxation can bring about bad circulation.

5. The sensation of unity

When training in the form or Tuishou, when we have achieved a certain degree of relaxation, a certain feeling of unity appears: it’s as though the whole body is made up of a multitude of small and large spheres which are all connected to one another. “As soon as one part moves, the whole moves.” In this way, the sensitivity of any part is relayed to the “heart”, and a force deployed at one part will be balanced by another part of the body, in a harmonious manner. One saying uses the image of a tree: “One branch moves, a hundred branches move.” This illustrates the point perfectly. Any muscular tension, though, diminishes the quality of signal transmission, and harms the coordination of the motor system. If the tree were made of steel, we wouldn’t be able to say: “One branch moves, a hundred branches move.”
In addition to the coordination of the motor system and the efficient transmission of information, “unity” also means that the internal and external are unified. This requires an important practice of “globality”, which will not be described in this text. Unity of internal and external demands a higher level of training; at the level we are talking about, it won’t be experienced.

III Some remarks

1. Don’t generalize

Given that every person is different, we shouldn’t expect to have exactly the same feelings as our neighbour: we don’t all experience the same sensations and it’s not guaranteed that we’ll have all the feelings at once! Simlar feelings merely indicate a certain degree of relaxation, but this degree is very variable between people.

2. Don’t try to skip steps

Relaxation is something natural. It’s an indication of our physical and mental state. In everyday life, our bodies and minds are constantly under stress. So we have to systematically work on our relaxation to make it habitual, by long training in the form, in Tuishou, and in Hunyuan Qigong. Relaxation only becomes automatic when this work is done. This kind of relaxation is not just looseness or softness: it’s only achieved through hard work, and it’s a superior natural state. We often say: “The water comes when the plumbing is ready.” We can’t achieve this natural state if we skip steps! We have to take the time to work on relaxation.

3.  Don’t get hung up on “feelings”

The examples given above show some typical characteristics of the state of relaxation. These feelings are a sign that one is on the right path, and that is enough. One must not get obsessed with trying to seek out these sensations. They just show that you’re relaxed to a certain degree. The path is still long; don’t get hung up on feelings.

4. Seek moderation

Everything has its appropriate quantity. If you’re not sufficiently relaxed, it won’t work. But if you’re too relaxed, it won’t work either: it’s not simply the case that the more relaxed you are, the better things are. Indeed, if one goes too far,  one is no longer “connected”. For example, in Tuishou, a “relaxed” posture is a state of observation and imminent action.

IV  Conclusion

Lao zi said: “Water is like the Dao, the Way. It’s supple and flows downwards, but it is capable of anything; it can penetrate anything. Drop by drop, water can pierce rock.”
In this way, beginning with extreme suppleness, we can arrive at extreme hardness. Extreme hardness is born from extreme suppleness. Suppleness and relaxation in Taijiquan are achieved by hard and long training. By means of exercises that are supple, soft, spiralling, round, not stiff and coordinated throughout the body, we are finally able to concentrate and relax at the impact point we are targeting. This kind of targeted work is the result of unifying intention, Qi, and strength,
If we analyse the elements of Relaxation (song), Sinking (chen), and Calm (jing) in the body, and their results, we can say that they generate feelings such as peacefulness, serenity, comfort and softness, stability and rootedness, lightness and suppleness. Energy follows the intention in order to circulate; the body follows the intention in order to move. Intention and the body are one. The body vibrates, the mind is tranquil, the breathing is deep; one feels comfort and well-being, with no extraneous thoughts. The movements are like a river current, in continuous and unstoppable flow. The whole body moves at once, like a hare running, and as impressive as Tai shan mountain, crushing the adversary. (Tai shan is a sacred mountain in the East, in Shandong province.) As the body returns to calm, you could not balance a feather on it; an insect couldn’t find a place to land. Everything is one, expressing “stick — stay close — follow — don’t force”.
Our daily training includes all these elements: calm and relaxation, roundness and lack of stiffness in movement, doing things naturally. It’s only by practicing internal training (Gong) and acquiring experience in martial applications that we can understand this process: from calm to relaxation, from relaxation to the point of impact.
So it is first necessary to do the work of relaxation; then we will understand the idea of the point of impact, the target.
These lines are written simply because I wish to share my point of view.


Text translated into French by LAC Le-My, 12 December 2012.
(English translation by Steven P.)


About the author

Master Luchun (born in 1960) began learning Bajiquan and Sanda techniques from a young age. In 1985, he began to follow Grandmaster Feng Zhiqiang’s teaching in Hunyuan Taijiquan, and became his disciple in 1989.

As he is also a doctor of Traditional Chinese Medicine, Master Luchun has been able to develop the links between TCM and Hunyuan Neigong’s internal training, as well as the martial applications of Taijiquan.

His teaching combines Sanda combat techniques and Taijiquan pushing hands (Tuishou), covering both internal and external practice.

Fifth Dan in Chinese Wushu, he is currently an instructor at Hunyuan Beijing Centre and a lecturer at universities in China and Hong Kong; he gives seminars in the US, Singapore and Russia. The Centre for Hunyuan in France is honored that Master Luchun has accepted the invitation to direct this European seminar in July, for the first time in France.



23/12/2013
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